Ce blog est une arme de dérision massive. Toute ressemblance à des situations ou personnages existants ou ayant existé est totalement… à vous de voir. Aucun ordinateur n’a été maltraité pour la réalisation de ce blog.
Parmi les nombreuses absurdités du coup de communication de fin janvier sur la réforme de l’orthographe on a pu lire ou entendre dans les médias : « La réforme a été voulue par l’Académie française et date de plus de 26 ans. »
Toi pas savoir écrire, mais toi pas savoir compter non plus !
Pourtant le texte auquel on fait allusion émane du Conseil supérieur de la langue française (Installé en 1989 par Michel Rocard) et a été publié dans les documents administratifs du Journal officiel du 6 décembre 1990.
Soit 25 ans et quelques semaines…
Pourquoi vouloir absolument parler de 26 ans ?
Une absurdité de plus pour laisser croire qu’il ne fallait plus trainer pour mettre en place cette réforme ?
Mais ceci n’est sans doute qu’un détail…
Pas nous, pas nous !
Mais le comble de l’absurdité relayée massivement par certains élus locaux en manque d’activité et qui s’occupent sur les réseaux sociaux en diffusant la bonne parole du ministère de l’éducation (comme ils l’ont fait sur les réformes scolaires) :
« C’est pas nous, c’est de la faute de l’académie Française »
Pourtant sur son site, dès le 5 février, l’institution annonçait :
« L’Académie française tient tout d’abord à rappeler qu’elle n’est pas à l’origine de ce qui est désigné sous le nom de « réforme de l’orthographe », dont la presse se fait l’écho depuis quelques jours, et qui devrait être appliquée dans les programmes scolaires à compter de la prochaine rentrée. » Précisant que cette « réforme » émanait du Conseil supérieur de la langue française !
L’Académie française s'est bien penchée sur le sujet dans la séance du 10 janvier 1991… et a invité à la mesure et à la prudence dans la mise en œuvre des mesures préconisées, mettant en garde contre toute imposition impérative des recommandations.
Certaine que l’usage ne saurait être modifié par décret, l’Académie, opposée à toute prescription de caractère obligatoire en matière d’orthographe, a préféré, pour présenter ces modifications limitées et mesurées, suivre la voie de la recommandation : elle a approuvé la résolution selon laquelle, dans tous les cas, les deux graphies – la graphie actuelle et la graphie proposée par le Conseil supérieur – devront être admises.
En résumé l’Académie française n’avait pas dit NON elle avait dit OUI MAIS.
Et surtout l’idée ne vient pas de la dite institution mais du Conseil supérieur de la langue française.
