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non à la réforme des rythmes scolaires à Beuvry

 

facture d’eau à Beuvry

 

piscine beuvry

 

beuvry 62660 opposition se réveille

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 19:09

 

Parmi les nombreuses absurdités du coup de communication de fin janvier sur la réforme de l’orthographe on a pu lire ou entendre dans les médias : « La réforme a été voulue par l’Académie française et date de plus de 26 ans. »

 

 

Toi pas savoir écrire, mais toi pas savoir compter non plus !

Pourtant le texte auquel on fait allusion émane du Conseil supérieur de la langue française (Installé en 1989 par Michel Rocard) et a été publié dans les documents administratifs du Journal officiel du 6 décembre 1990.

Soit 25 ans et quelques semaines…

Pourquoi vouloir absolument parler de 26 ans ?

Une absurdité de plus pour laisser croire qu’il ne fallait plus trainer pour mettre en place cette réforme ?

Mais ceci n’est sans doute qu’un détail…

 

Pas nous, pas nous !

Mais le comble de l’absurdité relayée massivement par certains élus locaux en manque d’activité et qui s’occupent sur les réseaux sociaux en diffusant la bonne parole du ministère de l’éducation (comme ils l’ont fait sur les réformes scolaires) :

« C’est pas nous, c’est de la faute de l’académie Française »

 

Pourtant sur son site, dès le 5 février, l’institution annonçait :
« L’Académie française tient tout d’abord à rappeler qu’elle n’est pas à l’origine de ce qui est désigné sous le nom de « réforme de l’orthographe », dont la presse se fait l’écho depuis quelques jours, et qui devrait être appliquée dans les programmes scolaires à compter de la prochaine rentrée. » Précisant que cette « réforme » émanait du Conseil supérieur de la langue française !

 

L’Académie française s'est bien penchée sur le sujet dans la séance du 10 janvier 1991… et a invité « à la mesure et à la prudence dans la mise en œuvre des mesures préconisées, mettant en garde contre toute imposition impérative des recommandations ».

 

Certaine que l’usage ne saurait être modifié par décret, l’Académie, opposée à toute prescription de caractère obligatoire en matière d’orthographe, a préféré, pour présenter ces modifications limitées et mesurées, suivre la voie de la recommandation : elle a approuvé la résolution selon laquelle, dans tous les cas, les deux graphies – la graphie actuelle et la graphie proposée par le Conseil supérieur – devront être admises.

 

En résumé l’Académie française n’avait pas dit NON elle avait dit OUI MAIS.

Et surtout l’idée ne vient pas de la dite institution mais du Conseil supérieur de la langue française.

 

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Published by Sisyphe Moderne - dans Lois absurdes Pipeau politique
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commentaires

SEVEN 18/02/2016 22:26

ça arrange bien le gouvernement cette réforme de l'orthographe puisque ça va dans les sens de la réforme du collège ( fin du Latin et du Greg ) et abaissement du niveau jusqu'au bac !

Précisions 18/02/2016 18:17

Précisions de Hélène Carrère d'Encausse - secrétaire perpétuelle de l'Académie Française suite à l'accusation de la ministre de l'éducation Nationale :
Nous avons publié une mise au point sur le site de l'Académie. Le texte est très clair. Dans sa séance du 16 novembre 1989, ce que l'Académie a adopté à l'unanimité, c'est une déclaration qui rappelait fermement son opposition à toute modification autoritaire de l'orthographe. L'orthographe n'a pas à être imposée par un pouvoir politique. C'est ce que l'Académie a réaffirmé, sans se montrer pour autant fermée à certaines évolutions ou tolérances ; nous ne sommes pas passéistes ! C'est vrai qu'il y a des incongruités dans la langue française, et l'exemple de « nénuphar » est intéressant, car le mot, précisément, s'écrivait « nénufar » au XVIIIe siècle, par exemple. Et c'est pourquoi quand Michel Rocard, qui était un esprit subtil, a lancé cette idée de simplification de l'orthographe, nous en avons accepté l'idée, tout en conseillant de « laisser au temps le soin de le modifier selon un processus naturel d'évolution » - ce sont les mots mêmes. La langue est un organisme vivant, et n'a pas à être soumise, de force, à une décision politique, venant d'en haut.
L'Académie s'est exprimée le 3 mai 1990 sur les principes du projet porté par Michel Rocard. Mais il ne s'agissait que de principes, il n'y avait pas encore de texte et c'est donc sur les seuls principes qu'a porté le vote de l'Académie. Elle a accepté des modifications, mais je le redis, à la double condition que nulle norme graphique ne soit imposée de façon autoritaire, et que les rectifications proposées soient soumises à l'usage que les gens font de cette orthographe. Ni le pouvoir politique ni l'Académie ne sont maîtres de la langue : on peut faire des recommandations, comme cela s'est fait dans les siècles passés, mais on ne passe pas en force, et on regarde ce qui se passe... Qu'est-ce qu'on a vu ? Ces modifications, que nous indiquons d'ailleurs dans notre dictionnaire, par un petit losange, n'ont pas pris dans l'usage… Les gens n'ont pas envie que les mots changent d'orthographe, parce que cette orthographe, c'est aussi ce qui les rassemble. Je vous avoue que je ne comprends pas l'urgence de faire ressurgir, aujourd'hui, ce projet qui date d'il y a vingt-cinq ans…